Perte d’audition

Accueil > Séniors > Bien vieillir > Perte d’audition

Perte d’audition

Avec l’âge, les fonctionnalités de notre corps s’altèrent, à commencer par nos facultés sensorielles (la vue, l’odorat, le toucher, le goût et l’ouïe). Si le vieillissement est progressif, on estime que les premiers signes apparaissent vers 45 ans, mais ne sont véritablement identifiables qu’autour de 60/65 ans.

La presbyacousie est le terme qui désigne l’altération des facultés auditives liée à l’âge. Au même titre que la presbytie, il ne s’agit pas d’une maladie, mais du vieillissement naturel et de la perte d’élasticité des muscles de l’oreille interne.

Les premiers signes de presbyacousie

La dégradation de l’audition est tellement progressive qu’elle passe souvent inaperçue. Le signe caractéristique est la difficulté à suivre une conversation. Les sons se mélangent, se confondent et les plus aiguës sont moins audibles.

Concrètement, votre proche pourrait avoir de la difficulté à vous entendre dans les espaces de vie animés, les transports en commun, lorsque plusieurs personnes parlent en même temps ou que vous n’êtes pas en face de lui. Il pourrait aussi ne plus vous regarder dans les yeux, mais chercher à lire sur vos lèvres. Ce phénomène est totalement inconscient, ce qui rend le diagnostic et la prise de conscience très compliqués.

La perte d’audition est variable d’un individu à un autre et dépend de facteurs génétiques et environnementaux (écoute prolongée de musique forte, environnement de travail bruyant, etc.), qui conditionnent le vieillissement plus ou moins prématuré de l’oreille et donc l’âge d’apparition des premiers signes.

Sans que l’on sache réellement pourquoi, la presbyacousie touche davantage les hommes que les femmes et peut toucher une ou les deux oreilles de façon symétrique ou non.

Les conséquences de la surdité

La presbyacousie a malheureusement un impact significatif sur la socialisation des personnes qui en sont atteintes. De moins en moins capable d’entendre les sons, votre proche pourrait faire croire qu’il a compris ce que vous lui avait dit alors qu’il n’en est rien. Il peut éviter tout simplement la conversation et lentement se replier sur lui-même.

Ce repli n’est pas sans conséquence sur l’état de santé de votre proche. L’incapacité à satisfaire ses besoins sociaux peut entraîner une dépression, mais accélère également le déclin cognitif, pouvant le mener à une situation de dépendance.

Aidants, la perte d’audition impacte grandement la vie sociale et la capacité à suivre une discussion, il est donc important d’être vigilant aux premiers signes de surdité et d’aller voir un spécialiste de l’audition.

Les solutions pour mieux entendre

L’appareillage auditif

Si les solutions d’appareillage sont relativement chères (autour de 1 500 € par oreille), elles sont néanmoins réellement efficaces. De plus en plus discrètes et performantes, elles redonnent un confort d’écoute et une retranscription fidèle des sons, ce qui permet à votre proche de vivre comme avant.

Contrairement aux idées reçues, elles n’accélèrent pas la dégradation de l’audition, pas plus qu’elles ne soignent la presbyacousie. Le port d’un équipement spécifique rendra juste la perte d’audition moins perceptible et inconfortable.

Une fois la décision prise d’opter pour un dispositif auditif, encore faut-il qu’il soit porté. Bien souvent, lorsqu’il n’est pas souhaité par le patient, l’appareil n’est pas utilisé et a de fortes chances de rester au fond d’un tiroir.

Pour de nombreuses personnes, le fait d’accepter de porter un dispositif auditif est un signe extérieur de vieillesse, il peut donc être difficile de les convaincre. Essayez de faire en sorte que la décision vienne de lui ou qu’elle lui soit conseillée par une personne en qui il a confiance (son médecin traitant par exemple).

Afin de faciliter le port d’un appareil, vous pouvez préparer son installation avec votre proche. En effet, les centres d’audition peuvent proposer des exercices à réaliser avec des dispositifs temporaires qui vont venir modifier les sons. Ces exercices peuvent faciliter l’adoption psychologique de ces solutions, l’adaptation de l’oreille et faire participer votre proche aux réglages en fonction de ses besoins.

Une fois équipé, il pourra en profiter pour effectuer un maximum de stimulation auditive : écouter de la musique, avoir une conversation animée avec des amis, etc. Outre le fait de lui faire apprécier ses appareils, cela vous permettra également de repérer d’éventuels réglages à effectuer et qui pourraient le gêner à terme.

Les solutions palliatives

Il arrive parfois que votre proche refuse catégoriquement de se faire appareiller. Pour rompre l’isolement et continuer de le stimuler, il est indispensable de trouver des parades lui permettant de comprendre ce que vous dites.

Il existe des astuces simples, comme se placer en face de lui et parler très distinctement, en articulant bien pour qu’il puisse lire sur vos lèvres. Évitez autant que possible de marmonner ou de parler de dos, cela renforcerait sa frustration.

Vous pouvez aussi l’équiper d’un casque audio pour la musique ou la télévision, il pourra ainsi régler le volume comme il l’entend sans incommoder son entourage.

 

Aidants, sachez dans tous les cas que le vieillissement de l’oreille, comme du reste du corps, est inévitable, il est donc important d’essayer de trouver des solutions auditives qui conviendront à votre proche.

Si vous avez réussi à le convaincre de s’équiper, n’hésitez pas à partager vos astuces sur notre page Facebook des aidants.

Quelle aide aux aidants de personnes âgées ? Quelles sont les conditions d’attribution de l’APA ? Quels sont les besoins des personnes âgées à domicile ? Autant de questions que les aidants familiaux se posent sans forcément trouver de réponses malgré parfois de très longues recherches ! Sur l’Atelier des Aidants, vous avez enfin accès à un portail unique qui centralise tout ce que vous recherchiez, informations comme actualités, qui vous donne accès à un forum des aidants ainsi qu’à un espace personnel pour vous aider à bien vous organiser.