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Portrait d’aidant : Samuel Le Bihan

Connu pour son interprétation d’Alex Hugo dans la série éponyme diffusée sur France Télévision, Samuel Le Bihan s’est, il y a peu, illustré dans un nouveau domaine : l’écriture.

Au travers de son roman Un bonheur que je ne souhaite à personne aux éditions Flammarion, il livre une histoire aussi passionnante que touchante, celle d’Estelle, mère courage qui se bat pour que son plus jeune fils, Victor, autiste, ne finisse pas en hôpital psychiatrique.

Le parcours de cette femme est rempli de mes anecdotes personnelles, c’est ma vie, c’est moi…”

L’histoire, bien que profondément romancée, reflète l’actualité et l’intimité de l’acteur de 52 ans qui voit sa vie basculée lorsqu’il apprend que sa fille, Angia, est autiste : “Comme tous les parents, je lisais des livres sur la croissance des enfants et je trouvais qu’il y avait des signes, disons, bizarres. Un jour, la crèche nous a appelés et je savais déjà pourquoi“.

Contrairement à l’héroïne de son roman, Samuel Le Bihan ne trouve pas immédiatement la force de se battre : “Je n’étais pas du tout prêt à ça. Absolument pas. J’ai le sentiment que les mères sont tout de suite beaucoup plus combatives, et les pères plus fatalistes. […] Je ne me suis jamais senti accablé. Mais triste, oui. Triste pour elle. Quand je vois ma fille désireuse de jouer avec des enfants qui, eux, ne veulent pas“.

“Je n’étais pas capable d’en parler”

S’il choisit finalement d’endosser, même dans l’écriture, le rôle de quelqu’un d’autre, c’est par pudeur vis-à-vis de sa vie privée, par respect pour les familles qui mènent un combat peut-être plus difficile que le sien, mais aussi pour celles et ceux qui consacrent leur vie à l’autisme, à leur enfant et à leur inclusion dans la société. “Je n’étais pas capable d’en parler, de témoigner de ma vie personnelle parce que je trouve que je suis plutôt chanceux dans mon parcours puisque j’ai la chance d’avoir un très bon réseau et d’être très vite aidé. […] Je voulais parler de ces femmes que j’ai rencontrées, qui ont monté des associations, qui ont fait avancer la France“.

Ainsi, comme Estelle, il rebondit et s’engage auprès des associations. Actuellement parrain de l’association SOS Autisme France, il est également vice-président et porte-parole de la plateforme Autisme info service, qui aiguille et conseille les autistes et leur famille au quotidien. Une façon de profiter de sa notoriété pour mettre en lumière l’autisme, mais aussi apporter son soutien à ceux qui vivent le même combat.

“Elle est en CE1, avec un AVS”

Aujourd’hui âgée de 7 ans, la petite Angia fait, quant à elle, le bonheur de son papa. Ce dernier raconte avec tendresse aux journalistes et aux différents plateaux de télévision, la facilité qu’elle a avec l’apprentissage des langues étrangères ou avec les réseaux sociaux, mais aussi sa fierté de la voir apprendre et évoluer en milieu ordinaire, au contact d’autres enfants.

Il livre également, toujours avec pudeur et émotion, ses craintes concernant l’avenir : “Ma fille va tomber amoureuse. Comment je vais gérer ça ? L’adolescence, la sexualité… J’ai peur des peines de cœur, des sentiments qui ne pourront pas forcément être vécus“. Le genre de crainte que partagent finalement tous les papas.

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