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Plan Mercredi : des activités adaptées pour tous

Le rapport de l’enquête nationale “accueil de loisirs et handicap” vient d’être remis et le constat est clair : l’accès des enfants en situation de handicap aux loisirs et aux activités périscolaires est insuffisant et impacte directement leur vie familiale.

Pour pallier à ce manque et à l’occasion de la rentrée scolaire, Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, en a profité pour présenter son “Plan Mercredi”.

Un mercredi riche en activité

La majorité des écoles revenant à la semaine de 4 jours en cette rentrée 2018, de nombreux écoliers auront leur mercredi de libre. Cette journée ne laissera pourtant pas les enfants sans occupation puisqu’ils pourront être accueillis dans des structures proposant des activités liées au sport, à la nature, la culture ou encore au numérique.

Ce plan souhaite s’inscrire dans la globalité du temps scolaire de l’enfant, en complément des temps de classe et en cohérence avec le programme d’apprentissage.

Un label pro handicap

Le “Plan Mercredi”  sera également encadré par un véritable label certifiant les établissements sur leur capacité à proposer des animations de qualité, mais aussi à accueillir les enfants en situation de handicap. En effet, le gouvernement a mis en place un cahier des charges dans lequel figure la nécessaire adaptation de toutes les activités proposées, aux différents types de handicaps.

Leur inclusion ne sera donc pas une option. Les familles qui rencontreront par ailleurs des difficultés à faire accepter leur enfant pourront contacter leur commune, la direction départementale de la cohésion sociale voir le défenseur des droits de leur région.

Les collectivités souhaitant mettre en place des mesures d’adaptation, afin d’obtenir ce label, pourront bénéficier d’un soutien financier de la part de l’État. Des fonds publics viendront également récompenser les structures souhaitant former leur personnel ou renforcer l’encadrement lorsque cela est nécessaire.

Une opportunité de temps plein pour les AESH

Les AESH souhaitant compléter leur temps de travail (la plupart des postes ne permettant pas encore de travailler 35 heures par semaine) pourront se proposer pour accompagner les enfants en situation de handicap souhaitant participer à ces activités, mais sous condition. Leur intervention devra être cohérente avec leur poste et exclusive aux enfants ayant besoin d’eux pour être autonome dans leurs activités.

Cette mesure devrait répondre au souhait d’intégration des enfants dans les temps périscolaires, mais également soulager les familles qui pourront confier leurs enfants dans les mains de professionnels.

Cette disposition d’accompagnement pourrait prendre un peu de temps à se mettre en place. Si elle se fait, elle pourrait être opérante pour la rentrée prochaine.

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