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L’importance du sommeil

Selon une étude récente de l’inserm, 45% des personnes interrogées disent ne pas dormir assez. Pourtant, le sommeil est incontournable pour préserver sa santé physique mais aussi mentale.

Des impacts physiques

Diverses études ont démontré que le manque de sommeil a de nombreuses conséquences sur notre organisme.

En effet, ne pas dormir stimule la faim et réduit le sentiment de satiété. En découle naturellement une prise de poids et des prédispositions plus importantes au diabète. Le système immunitaire est lui aussi touché. Il devient moins performant face aux virus (rhume, grippe…) ainsi qu’aux parasites et aux champignons.

Bien plus grave, certains scientifiques ont observé que les dépôts de cholestérol dans les artères sont plus importants lorsqu’on réduit ses nuits. Cela provoque des hypertensions et par conséquent, un risque accru d’infarctus ou d’AVC.

On a pu aussi observer une influence directe sur la production des cellules tueuses naturelles (jusqu’à -70% après une nuit de 4 à 5 heures) qui nous protègent de plusieurs cancers. Notre ADN, abimé par de multiples causes tout au long de la journée, est aussi moins bien réparé.

Impact psychologique

Notre cerveau et notre esprit ne sont pas non plus épargnés par le manque d’heures de sommeil. On note des troubles de mémoire, une certaine irritabilité et une perte d’empathie qui complique au quotidien notre communication et nos relations sociales en général.

Notre vigilance est aussi victime des nuits trop courtes et peut causer des accidents surtout lorsqu’on est au volant : manque de réactivité, mauvaises évaluations…

On observe aussi un état de déprime plus courant accompagné de pensées négatives régulières de plus en plus importantes. D’autre part, notre masse cérébrale diminue et le cerveau n’a pas assez de temps pour se nettoyer et réorganiser les neurones, ce qui pénalise aussi nos périodes d’apprentissage.

Enfin, de nombreuses études tendent à démontrer que se priver de sommeil augmente les risques d’être touché par la maladie d’Alzheimer. En effet, des équipes scientifiques ont observé que le niveau de peptide bêta-amyloïde est plus élevé lors des phases de veille que pendant le sommeil. Si nous ne dormons pas assez, il y a une surproduction de ce type de peptide qui est suspecté de s’accumuler dans le cerveau en plaque et de participer à l’arrivée d’Alzheimer.

Conseils

Pour optimiser votre repos, veillez à avoir une chambre sombre, silencieuse avec une température adaptée au repos (aux alentours de 18°). Évitez d’y avoir une télé ou d’y manger et de manière générale, stoppez tous les types d’écrans une heure avant le coucher car leur lumière excite certaines zones de notre cerveau et décale notre horloge biologique.

La pratique régulière d’un sport ou d’une activité physique a de nombreuses vertus sur notre santé. Veillez cependant à les pratiquer 3 à 4 heures avant le coucher. Évitez aussi la consommation de cafés, thés, sodas ou boissons énergisantes six heures avant d’aller vous coucher.

Pensez aussi à sortir et profiter du soleil tous les jours. Ce dernier influe (même par temps couvert) sur la production de mélatonine, hormone en charge de la régulation de l’horloge interne parfois appelée hormone du sommeil.

Enfin, évitez la consommation d’alcool en soirée. S’il peut aider à l’endormissement de prime abord, il réduit le temps de sommeil profond, phase très importante dans notre repos. Enfin, avec son action antidiurétique, il favorise la déshydratation et vous serez plus facilement réveillé pour aller aux toilettes.

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