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Culpabilité  

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 LADY
(@lady)
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Inscrit: depuis 9 months
Messages: 1
28/03/2018 6:06  

Bonsoir,

J'ai 55 ans, je travaille, et mon mari à 70 ans. Nous avons un fils de 19 ans. En avril 2015, mon mari a été victime d'un 2ème AVC pour lequel les séquelles sont proches des symptômes de la maladie d'Alzheimer avec en plus des délires importants qui l'ont conduit à effectuer à 2 reprises des séjours en hôpital psychiatrique.

Depuis sa maladie, je l'ai toujours soutenu et aidé de mon mieux en lui consacrant toute mon attention et mon énergie mais ceci au détriment de ma santé. En juin 2017, il a fallu le placer en EPHAD car je n'étais plus en capacité de m'occuper de lui. Suite à ce placement, je me suis efforcée d'être présente le plus possible à ses côtés pour "intégrer", autant pour lui que pour lui, ce placement particulièrement culpabilisant. J'allais le chercher et reconduire tous les mercredis après-midi, samedi après-midi et dimanche après-midi.

Il y a quelques semaines, je n'en pouvais plus. J'allais à reculons à l'EPHAD tant j'étais épuisée. J'en ai fait part au personnel et à mon médecin traitant. A plusieurs reprises, il m'a été conseillé de réduire le nombre de mes visites et de faire suivant mon envie sans que cela devienne une obligation. Mais je n'arrivais pas à concrétiser cela sans culpabilité. Aussi, j'ai continué mes visites. Et puis, mon corps a dit "Stop". Trop épuisé.

Je suis maintenant en arrêt de travail pour 1 mois afin de remonter la pente, de me reposer, de penser à moi et de rencontrer des aidants dans la même situation pour me rendre compte que je ne suis pas seule à lutter.

Aussi, je m'adresse aux membres de l'Atelier des Aidants pour savoir si certains ont dû relâcher leur aide auprès de malades proches. Et si oui, comment l'ont ils vécu ? Ont-ils eu aussi un sentiment de culpabilité ?

Je vous remercie par avance de vos réponses à venir.

Lady

 

 


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(@olivier)
Membre actif
Inscrit: depuis 10 months
Messages: 13
29/03/2018 9:43  

Bonsoir

merci pour votre témoignage en lien avec’ un moment très fort qui est celui du passage à l’institutionalisation.

DEja il peut être très utile de lire des témoignages de personnes ayant vécu. Cela.

MAis d’autre part, avez vous pu rencontrer la psychologue de l’établissement (s’il y en a une..) afin de pöuvoir exprimer ce que vous viviez et ressentiez ?

VOus remerciant


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(@regis)
Nouveau membre
Inscrit: depuis 7 months
Messages: 1
28/05/2018 2:01  

BonjourLady,

j'ai pris ma maman à la maison une premiere fois avec ma femme et mes 3 enfants.La complicité familiale que l'on aurait pu imaginer n' a pas réellement fonctionné.Il y avait une telle tension que j'ai du me résoudre à la placer en institution.1er sentiment de culpabilité.Maman n'aspirait qu'a une chose impossible :retourner seule chez elle.Dans le méme temps mon fils ainé a péri dans un accident.Ma maman n'a pas eu l'air de ressentir d'émotion face à ce véritable drame familial;qu'en était il déjà de sa conscience?Raisons cumulées,mes visites ce sont espacées.En souffrait elle?

Apres 5 ans,J'ai du la reprendre à la maison car je n'arrivais plus à faire aux frais de la maison de retraite.L'installation à été difficile,nous avons pataugé pendant plusieurs mois avant que tout le monde prennent ses marques,dans une atmosphere electrique.

Epaulé par un SIAD remarquable,Cela fait bientôt 2 ans qu'elle est  dans notre maison mais sans réellement faire parti de la famille.Je ne pense pas que mes fils est d'affection pour elle et réciproquement.En revanche elle reste tres sensible à ma voix;le cœur de la mère est toujours la.Face à la cruauté du mal neurologique qui la grignotte sournoisement je m'attache à lui garder toute la dignité qu'elle mérite ,je trouve la tache difficile.Je n'ai pas le recule pour mesurer tous les impacts que mon choix  aura sur ma propre vie.Je vous souhaite beaucoup de courage et d'energie pour l'avenir.


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