Forum

Les réseaux Aidant Attitude : FACEBOOK TWITTER

Grâce à cet espace vous pourrez échanger, partager votre expérience d’aidant avec d’autres aidants.

Cette communauté ouverte à tous vous permettra non seulement de poser des questions, trouver des informations, mais aussi de transmettre vos connaissances et votre expérience en tant qu’accompagnant d’une personne proche malade, handicapée, en perte d’autonomie.

En transmettant et partageant avec d’autres vous les aiderez dans leur quotidien : un aidant informé est un aidant rassuré.

Avons-nous vraiment atteint nos limites ?  

  RSS

 Lili
(@lili)
Nouveau membre
Inscrit: depuis 11 months
Messages: 4
27/03/2018 1:04  

Bonjour,

Quand on dit que la venue au monde d'un enfant bouscule tout dans la vie... ce fut vraiment le cas depuis la naissance trois mois trop tôt de ma fille, il y a 13 ans. Avant même sa naissance nous avons commencé, son père et moi, à craindre de la perdre. Et ce fut le cas pendant plusieurs mois, voire années après sa naissance. Je vous épargne la longue liste des séjours à l'hôpital et des problèmes de santé qui suivirent. J'avais l'impression que nous jouions à l'apprenti sorcier. Un peu d'hormone pour prendre des forces, un peu de traitement contre cela, un peu d'autres hormones pour ne pas trop grandir trop vite... Et puis lorsque tout semblait être à la normal alors l'école décela d'autres problèmes en lien avec l'apprentissage.

Notre couple ne résista pas  très longtemps devant tous ces problèmes. Les vacances partirent en fumée dans les bilans non pris en charge, les séances chez le psy, l'orthophoniste et autres spécialistes.. pour qu'enfin des diagnostics  de  dyscalculie et de TDA sans hyperactivité furent posés à quelques années d'intervalle.

J'ai cru arriver au bout de mes forces. Toujours soutenir, m'adapter aux problèmes de comportement et d'attention de ma fille, convaincre chaque année les enseignants que ce n'est pas par fainéantise si elle a de mauvaises notes, convaincre l'entourage que ma fille est intelligente mais différente, pour finalement faire un dossier auprès de la MDPH et qu'enfin son handicap soit reconnu par la famille, les voisins, les amis et les enseignants. Identifiée avec un taux de handicap entre 50 et 80%, je sais maintenant que toutes mes démarches étaient justifiées.

Mais que d'énergie dépensée !!!

Il y a quelques mois quand tout fut mis en place avec le collège, que tout le monde fut mis au courant, même mon employeur, j'ai été pris d'une grande lassitude et d'un grand épuisement. J'ai eu l'impression d'avoir vider toutes mes forces dans ce combat, que je ne pourrais pas aller plus loin. J'avais fait mon devoir, en m'oubliant, moi, et ma vie sociale inexistante depuis bien des années. Heureusement que j'avais un travail qui me plaisait et me permettait de faire une parenthèse dans toutes ses démarches.

Suite à une discussion avec un groupe d'aidants, et surtout son animateur, j'ai fait le point et j'ai décidé que la vie ne s'arrêtant pas là.. et ses problèmes non plus...  il fallait que je retrouve de l'énergie, en me prenant en main. J'ai commencé un « rééquilibrage alimentaire » pour perdre tous ses kilos accumulés comme un mille feuille de problèmes. Du coup je dois penser à moi et à mon alimentation. Je prends le temps de noter, de réfléchir à ce que je vais manger, de me faire des petits plaisirs gustatifs. Bref je redeviens mon centre d’intérêt, sans stress. J’allège mon poids et le poids que je porte et je retrouve de l’énergie. Ma fille m’encourage. On a un autre échange que celui qui portent sur les devoirs et les médecins. On se fait des petits plats à deux. On redécouvre une relation mère-fille qu’on avait un peu perdu.

J'ai trouvé cette solution qui n'effacera pas les difficultés mais me permet de continuer à faire face.

Et après ?

Bien  à vous.

 


RépondreCitation
(@olivier)
Membre actif
Inscrit: depuis 10 months
Messages: 13
27/03/2018 8:15  

Bonsoir

merci pour votre témoignage où nous cernons bien toutes les étapes que vous avez du franchir, les bouleversements.

chacune a pu retrouver sa place et le tiers vous a certainement permis de réussir à vous décentrer et du coup trouver des ressources afin de retrouver votre rôle de mère .

vous avez porté seule beaucoup de choses, encaissé beaucoup de coups. Vous avez eu la force de continuer à avancer. 

C est pour ces raisons que nous souhaiterions que les aidants  puissent être soutenus par des équipes pluridisciplinaires, centrées sur eux, les aidants, et l’avenir personne aidée.

Merci pour ce partage et surtout bonne route à toutes les deux

Olivier


RépondreCitation
 Cath
(@cath)
Membre actif
Inscrit: depuis 11 months
Messages: 10
16/04/2018 7:52  

Je confirme qu'être aidant c'est pas seulement s'occuper de l'autre . Il faut savoir prendre le temps de s'occuper de soi pour pouvoir encore mieux s'occuper de l'autre . Non seulement c'est ainsi qu'on arrive à recharger les batteries mais en plus quand l'aidé voit en face de lui une personne en forme et souriant et qui renvoie un bon équilibre , ce bon équilibre fait ricochet sur le moral de l'aidé .


RépondreCitation
Partager :