catherine-laborde-aidants-trembler-parkinson

Catherine Laborde sensibilise à la cause des aidants.

Le 1er janvier 2017, après avoir passé presque 30 ans à animer quotidiennement la météo, Catherine Laborde s’est retirée des plateaux de télévision. À l’occasion de la sortie de son nouveau livre Trembler, elle se confie sur la maladie de Parkinson, cet “animal familier pas très aimable” et souligne l’importance du rôle d’aidant.

“J’ai un petit Prakison et je suis aussi malade des corps de Lewy”

“Prakison” est l’un des nombreux petits noms qu’elle attribue à sa maladie : “J’essaye de ne pas lui donner le nom que lui donnent les médecins pour l’éloigner de moi“.

En 2014 et sous l’impulsion de son époux, l’ancienne miss météo va voir un neurologue au sujet de tremblements à la main droite. Après quelques tests, le diagnostic est formel : c’est la maladie de Parkinson associée à la maladie à corps de Lewy.

Si au travers de son livre, elle raconte ses difficultés du quotidien : la fatigue, le mal qu’elle a pour écrire, les pertes de mémoire, les mots qui s’abîment ou encore son incapacité à faire du vélo, elle décrit aussi son diagnostic comme une sorte de libération, d’explication à ses oublis ou au fait de ne plus savoir porter de talons.

Malgré la maladie et sans en parler à son entourage professionnel, elle continuera de présenter la météo pendant deux ans : “tant que je faisais de la télévision, je n’étais pas malade. Même si au dernier moment, je ne me souvenais plus du mot nuage, j’improvisais autre chose.” confiait-elle aux caméras de Sept à Huit dimanche dernier.

“On aimerait créer une association pour eux : Les aidants, on vous aime”

Aujourd’hui épaulée au quotidien par son mari, Catherine souhaite porter haut la parole des malades de Parkinson, soutenir les aidants et créer une association afin de mener ces nouveaux combats : “Les aidants qui sont proches de moi, mon mari… ils ont une position plus difficile que la mienne, c’est comme un cyclone, des vents à 300 km/h. Moi, je suis dans l’œil du cyclone, mes aidants sont dans les vents les plus dangereux“.

Elle souhaite également sensibiliser le Gouvernement et Emmanuel Macron sur ce sujet : “Ils ne sont pas payés pour ce qu’ils font, ils se sacrifient, ils ne peuvent jamais prendre de vacances. […] il faut légiférer sur les aidants. Leur nombre a augmenté avec la population qui a vieilli. Il faut les payer mieux et plus.”

Aidants, n’hésitez pas à réagir sur notre page Facebook

Partagez cet article