Créer son entreprise et se mettre à son compte

Créer son entreprise et se mettre à son compte

Le saviez-vous ? Selon l’AGEFIPH, les entreprises créées par des personnes porteuses d’un handicap réussissent souvent mieux que les personnes valides dans la durée et la productivité. Si votre proche est tenté par cette idée, il existe de nombreuses aides pour lui permettre de réussir son projet.

L’Atelier des Aidants revient en détail sur cette opportunité de devenir patron.

Un défi à relever

Qu’on soit valide ou porteur de handicap, créer une entreprise n’est pas une mince affaire. À cela s’ajoute le poids de certains handicaps qui peuvent poser quelques limites : fatigue, aménagement du matériel, horaires décalés… Le médecin traitant pourra être de bon conseil pour déterminer les possibilités et les limites à respecter afin de rester en bonne santé.

Il est important de bien prendre le temps de se préparer en abordant tous les aspects de cette future vie professionnelle. Faire une étude de marché est la première étape. Votre proche aidé doit se poser les bonnes questions (que vais-je vendre ? Qui seront mes clients ? Que fait la concurrence…). Il existe des experts qui sauront le guider dans ses recherches et qui peuvent apporter bien plus.

En effet, Pôle emploi et Cap emploi seront d’une grande aide mais il existe aussi l’AGEFIPH (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées) qui apporte beaucoup au monde du handicap, tant au niveau du conseil, de l’encadrement que du financement.

Les différents organismes

Pôle emploi

C’est avec un conseiller Pôle emploi que votre proche commencera son projet. Il pourra exposer son idée, accéder à des formations et être dirigé vers des spécialistes ou d’autres organismes comme Cap emploi ou l’AGEFIPH.

Cap emploi

Association à but non lucratif et acteur majeur dans l’insertion des personnes handicapées, Cap emploi apportera conseils et accompagnements mais aussi des formations pour que votre proche réussisse chaque étape de son projet professionnel. Elle le guidera dans ses demandes d’aides et fournira un pack d’assurances (multirisque professionnelle, santé, accident…).

AGEFIPH

Si le projet est jugé viable par Pôle emploi ou Cap emploi, l’AGEFIPH est la prochaine étape. Elle apportera une aide plus précise en mettant en relation le créateur et des spécialistes du même domaine d’activité. Cet encadrement pourra continuer pendant deux ans après la création de l’entreprise afin d’assurer un suivi et apporter l’aide nécessaire pour faire face à toutes les situations. Enfin, l’AGEFIPH est aussi un organisme qui soutient les créateurs handicapés en complétant leur apport financier.

Les différentes aides

AGEFIPH

En plus de tous les services précédemment cités, l’AGEFIPH peut aussi participer, sous certaines conditions, au financement du capital de départ avec un apport de 5000 €. Cette aide, étant dédiée uniquement au lancement du projet, n’est pas renouvelable mais elle est cumulable avec d’autres aides de financement.

L’État

Afin de soutenir entrepreneuriat pour tous, l’État a mis en place, sous conditions, une exonération des charges sociales pendant un an : l’ACCRE. Cette aide changera de nom au 1er janvier 2019 et deviendra « l’exonération de début d’activité ».

Une personne porteuse de handicap peut aussi obtenir un prêt sans intérêts et remboursable en cinq ans. De plus, elle bénéficiera d’une baisse d’impôts si elle engage des chômeurs dans son entreprise.

Le prêt d’honneur

Si l’apport personnel n’est pas suffisant au lancement de l’activité, il est possible de demander un prêt d’honneur. Il est sans intérêts ni garantie. Étant donné que ce prêt est « octroyé à la personne », l’emprunteur s’engage personnellement à le rembourser sur une période de deux à cinq ans. Il ne sera pas au nom de l’entreprise.

Le crédit solidaire

Pour les personnes ne pouvant pas avoir de prêt bancaire, il existe des financements alternatifs. Ces microcrédits peuvent atteindre 10 000 €. Plusieurs associations reconnues d’utilité publique comme l’ADIE ou la NEF participent à de nombreux projets chaque année.

Cas particulier : l’auto-entrepreneur

Démarrer une activité comme auto-entrepreneur peut être une très bonne solution pour une personne porteuse de handicap. Ce statut est accepté par l’AGEFIPH, et permet de bénéficier de tous leurs avantages.

Votre proche dépendant peut garder une activité professionnelle en complément, ce qui lui offrira le temps de développer son projet sans pression financière. Il pourra aussi bénéficier des aides diverses évoquées ci-dessus comme l’Accre etc.

Enfin, pour les personnes atteintes d’incapacité permanente d’au moins 80% (et n’ayant pas atteint l’âge de la retraite), il est possible de cumuler l’allocation pour adulte handicapé (AAH) tout en travaillant comme auto-entrepreneur.

Pas toujours simple de trouver des informations claires et pertinentes sur la législation handicap, l’aménagement du domicile ou la gestion du quotidien d’une personne en situation de handicap ! Si c’est votre cas, sachez que vous êtes des millions d’aidants en France à partager les mêmes questions et les mêmes attentes. C’est pour cela que nous avons créé l’Atelier des Aidants. Ici, vous aurez accès à des fiches pratiques sur les aides auxquelles votre proche peut prétendre, des recommandations d’experts ou des conseils pour son bien-être. Des aides aux aidants complètes !