La broncho pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

La broncho pneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Près de 16 millions de Français sont fumeurs, la moitié a entre 18 et 34 ans. Le tabac est à l’origine de différents types de cancer, de maladies cardio-vasculaires et de plus de 21 maladies chroniques !

Parmi elles, la BPCO (la broncho pneumopathie chronique obstructive) est la plus méconnue en France, alors qu’elle touche 3 millions de personnes.

L’Atelier des Aidant vous informe sur cette maladie qualifiée de « tueur silencieux ».

Qu’est-ce que la BPCO ?

La BPCO est une maladie pulmonaire chronique qui est due à une inflammation et une obstruction permanente et progressive des bronches. Elle est caractérisée par une diminution du souffle et un encombrement des voies respiratoires liés à :

  • l’épaississement des parois, des bronches et des bronchioles,
  • la surproduction de mucus par les cellules,
  • la destruction des alvéoles pulmonaires,
  • la perte d’élasticité des bronchioles et des alvéoles des poumons.

Cette maladie est souvent présente chez les adultes et les personnes âgées qui ont été exposés à une longue intoxication tabagique. Les premiers signes (expectorations, toux, dyspnée) se manifestent généralement après au moins quinze ans de tabagisme.

Les facteurs de risque

La cigarette est placée au premier rang des accusés concernant les causes de la BPCO. En effet, l’ancienneté et l’intensité de l’intoxication sont responsables de 90 % des cas. Cependant d’autres facteurs peuvent être à l’origine de cette maladie, parmi eux :

  • l’inhalation de cannabis,
  • le tabagisme passif,
  • la pollution des lieux de vie ou de travail,
  • les infections pulmonaires antérieures liées à l’enfance,
  • l’hérédité.

Les stades de BPCO

La BPCO est une maladie évolutive, on distingue quatre différents stades :

  • la BPCO légère : les personnes qui en souffrent se sentent essoufflées dès qu’elles s’adonnent à un important effort physique.
  • La BPCO modérée : si la première phase n’est pas soignée, la situation peut évoluer et causer un important rétrécissement des bronches. Dans ce cas, l’air qui pénètre les alvéoles pulmonaires est difficilement évacué, ce qui entrave de manière progressive son passage dans les bronches et occasionne un essoufflement de plus en plus gênant. De ce fait, récupérer toutes ses forces suite à un rhume, par exemple, ou à une infection respiratoire peut demander plusieurs semaines.
  • La BPCO sévère : à ce stade de la maladie, les bronches sont très étroites ce qui cause chez la personne un essoufflement même pour des activités routinières. On peut notamment parler d’un possible handicap respiratoire.
  • La BPCO très sévère : la vie quotidienne est totalement impactée par cette maladie. En effet, les malades ont de sérieuses difficultés respiratoires et sont aisément fatigués. Ainsi, accomplir les tâches de la vie courante (aller au travail, faire ses courses, monter des escaliers) devient impossible sans une assistance respiratoire.

Le traitement de la BPCO

Certains traitements peuvent être recommandés aux malades selon l’évolution de leur situation.

Au premier stade de la maladie, les médecins préconisent des bronchodilatateurs (de courte ou de longue durée), afin de soulager les patients en cas d’essoufflement. Pour les stades plus avancés, il est possible d’associer le bronchodilatateur de longue durée avec des corticoïdes inhalés.

L’oxygénothérapie est réservée aux cas les plus graves, les personnes touchées peuvent ainsi recevoir de l’oxygène au moins 15 heures par jour.

Enfin, quelques traitements spécifiques peuvent soulager et faciliter le quotidien des malades, notamment :

  • la reprise d’une activité sportive,
  • les vaccinations contre la grippe ou le pneumocoque,
  • la kinésithérapie respiratoire.

Comment se faire dépister ?

La prévention a toujours été la meilleure des précautions. En sachant que le tabac provoque des lésions broncho-pulmonaires irréversibles, le dépistage précoce de la BPCO est recommandé afin de la combattre et limiter sa progression.

La mesure du souffle par l’exploration fonctionnelle respiratoire (la spirométrie) est le seul moyen pour dépister l’obstruction des bronches. Ce type d’analyse peut être effectué par un médecin généraliste ou un pneumologue si le cas demande une mesure plus complète.

Pas toujours simple de trouver des informations claires et pertinentes sur la législation handicap, l’aménagement du domicile ou la gestion du quotidien d’une personne en situation de handicap ! Si c’est votre cas, sachez que vous êtes des millions d’aidants en France à partager les mêmes questions et les mêmes attentes. C’est pour cela que nous avons créé l’Atelier des Aidants. Ici, vous aurez accès à des fiches pratiques sur les aides auxquelles votre proche peut prétendre, des recommandations d’experts ou des conseils pour son bien-être. Des aides aux aidants complètes !