actu aidant avril

Actu aidant du mois d’avril

L’Atelier des Aidants vous propose de découvrir en quelques lignes l’essentiel de l’actualité des aidants familiaux.

Les aidants : la loi en faveur de la reconnaissance des proches aidants adoptée !

Le sénat a adopté le 13 mars dernier la loi proposée par Jocelyne Guidez (sénatrice de l’Essonne), visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants. Toutefois, la proposition se retrouve réduite à 4 articles, alors qu’elle en comptait 7 au départ :

Article 1

oblige les branches à négocier sur la conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle de l’aidant. L’article permet également de les rendre prioritaires au compte personnel de formation.

Article 5

étend le relayage aux agents publics. Cela favorisera le déploiement de l’expérimentation et redonnera du temps de répit aux aidants.

Article 5 bis

permet à la conférence des financeurs d’utiliser une partie des ressources qui lui sont allouées par la CNSA pour financer des actions en faveur des proches aidants.

Article 6

permet une identification de l’aidant et de l’aidé en inscrivant leur nom sur le dossier médical partagé.

L’AAH : pas de suppression des ressources du conjoint dans le calcul des droits.

Jeudi 7 mars, L’Assemblée nationale a rejeté catégoriquement la loi proposée par Marie-George Buffet visant à supprimer la prise en compte des ressources du conjoint dans le calcul des droits de l’allocation adulte handicapé (AAH). Voici les 5 raisons exprimées :

  1. l’AAH est considérée comme un minima social, le calcul des droits est donc soumis à la condition des ressources de la famille dans sa globalité et non de manière individuelle,
  2. adopter cette loi serait remettre en cause le projet global du gouvernement, qui comprend la reconnaissance des personnes porteuses de handicap comme des citoyens et non comme une catégorie à part,
  3. l’AAH est une aide qui implique et renforce la solidarité familiale,
  4. cette loi sera peut être envisagée, mais une fois que le revenu universel d’activité sera mis en place,
  5. son coût budgétaire est trop élevé.

La dépendance : vers une deuxième journée solidaire ?

Depuis 2008, tous les lundis de Pentecôte sont considérés comme des journées solidaires dédiées aux seniors en perte d’autonomie, ainsi qu’aux personnes handicapées. Cette année, la valeur de la première journée est estimée à 2,4 milliards d’euros.

Stanislas Guerini, délégué général de La République en Marche, propose d’instaurer une seconde journée de solidarité, afin de financer la dépendance. Ainsi, travailler un jour supplémentaire pourrait rapporter entre 1,8 milliard et 2,6 milliards d’euros en plus. Cependant, cette idée a rencontré quelques détracteurs dont plusieurs acteurs du parti de gauche qui sous-entendent la création d’une taxe déguisée par le gouvernement En marche ! Cette proposition a depuis été rejetée et abandonnée par la majorité.

La perte d’autonomie : pour une fusion des crédits maladie et de dépendance.

Le 28 mars 2019, Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, a rendu ses conclusions concernant la concertation sur le grand âge et l’autonomie. Parmi ses principaux objectifs on retrouve : la simplification du financement de la dépendance.

Pour ce faire, l’idée qui a émergée est la fusion des crédits maladie et perte d’autonomie de la sécurité sociale. Selon lui et son équipe, ce procédé permettrait de faciliter les démarches administratives pour les familles et les organismes d’accompagnement.

La dépendance : travailler plus longtemps pour financer la dépendance ?

Malgré son absence dans le rapport sur la dépendance, la question de l’âge de la retraite reste présente dans tous les esprits. En effet, la ministre en charge du dossier au sein du gouvernement, Agnès Buzyn a récemment déclaré ne pas être contre une évolution de l’âge légale de départ à la retraite (65 ans), fixé depuis 2011 à 62 ans pour financer la dépendance.

Elle est suivie par le premier ministre Édouard Philippe, qui a affirmé que le fait de travailler plus longtemps était effectivement envisageable au regard de l’évolution de la population âgée en France. Néanmoins, le gouvernement travaille de manière plus urgente sur la prolongation de la durée d’assurance pour la retraite à taux plein.

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